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Le désastre programmé dans les « pays de l’Est »

Décembre 2008, la Hongrie est le premier pays européen à demander l’aide du FMI, bientôt suivi par la Lettonie, l’Ukraine et la Roumanie. Au programme : ajustement structurel, austérité et privatisation. Mais cette crise récente doit être replacée dans un processus plus long…

Nicolas Bárdos-Féltoronyi
Article mis en ligne le 23 mai 2014

Au centre de l’Europe [1], les économies sont dévastées ! La « transition » vers le capitalisme y sera désastreuse, car elle créera un désert industriel. A la périphérie de l’Union européenne (UE), la déconfiture s’est encore aggravée avec la crise économique à partir de 2007-2008. La situation socio-économique s’avère donc tragique. Depuis les années 1970-1980 [2], l’insertion des 19-20 pays centre-européens dans le capitalisme mondialisé est un échec dramatique, sauf pour le capital. Un article récent du Financial Times met en évidence qu’au cours de ces 25 dernières années, c’est-à-dire durant la « transition », aucun rattrapage de l’UE n’a eu lieu de la part des PECO [3]. Il est remarquable qu’un journal financier d’orientation fort capitaliste [4] fasse enfin état de ce fait.

Hors de la Russie, ces pays ex-communistes ou ex-soviétiques représentent quelque 200 millions de consommateurs et une centaine de millions de travailleurs. Une partie notable fait désormais partie de l’UE et se trouve ainsi à sa demi-périphérie. L’élargissement de l’OTAN ou la présence de l’armée et de la police américaines dans pratiquement tous ces pays est considéré comme une garantie en faveur des élites locales et des prises de contrôle effectuées ou à réaliser par les multinationales. Depuis un quart de siècle, les institutions internationales telles que l’UE, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, etc. y font leurs discours idéologiques habituels, subsidient les multinationales et exercent la contrainte financière habituelle.

 Le demi-cercle périphérique

L’insertion dont il est question signifie l’abandon progressif de leur commerce mutuel avec l’ex-Union soviétique. Or, par rapport à l’Est soviétique, les PECO furent des pays relativement développés alors qu’ils se situent désormais à la semi-périphérie de l’Europe de l’Ouest, donc du centre développé de l’UE. Ils n’y sont pas seuls. Pour des raisons différentes, les pays membres méditerranéens de l’Union sont dans une position semblable : la Grèce, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, auxquels se joint l’Irlande. Géographiquement, ils constituent un demi-cercle sous la forme d’un grand U.

Quant à la notion « centre-périphérie », rappelons-en l’essentiel. Fernand Braudel, puis Immanuel Wallerstein décrivent l’histoire socio-économique du monde comme une succession à travers les siècles d’« économies-monde ». Ces « économies-monde » sont fondées sur un centre autour duquel se déclinent :
une semi-périphérie, zone intermédiaire dépendant socio-économiquement du centre, aux alentours des nations dominantes, et correspondant donc aux PECO,
une périphérie, zone de dépendance et de sous-développement encore plus prononcée par rapport au centre.

Les « centres » du capitalisme se déplacent historiquement et se démultiplient constamment. Les « périphéries » changent dès lors régulièrement de références. En UE, à présent, le centre se situe sans doute quelque part en Allemagne, dans les pays du Benelux, la France et quelques pays nordiques. De son côté, le G20 [5] concentre près de 90% du PIB mondial et rassemble une multiplicité de centres (Bruxelles, Washington, Pékin, Moscou…). Les pays semi-périphériques ou périphériques correspondent au restant des pays autour de leurs centres respectifs.

Dès le déclin du monde soviétique, l’enjeu géoéconomique des différents PECO illustrait les deux versants du capitalisme internationalisé : acquérir et contrôler les entreprises locales, et dominer les marchés de consommation. Dans ces pays, la stratégie des multinationales aboutit à fermer la moitié, voire parfois les trois quarts de l’industrie locale et à approvisionner de leurs propres marques les classes dominantes aisées.

Tout ceci se déroule sous la férule de la libéralisation et de la dérégulation massive, ainsi qu’à la privatisation exubérante au détriment de la population concernée [6]. Dans les PECO, le plus souvent, un monopole privé national ou international se substitue au monopole public, sans garantie de contrôle parlementaire et démocratique. Tous les observateurs concernés considèrent que les prix d’acquisition ont été fort modestes, sinon ridiculement bas grâce à la complicité des dirigeants sur place. De son côté, le paiement des prix convenus a été effectué par des subterfuges tels les apports de licence, de fonds de commerce ou de dettes factices - dont la valeur réelle était quasi nulle ou simplement fictive - plus qu’avec l’argent comptant.

Dans la plupart des PECO, la balance courante des paiements est négative depuis le début des années 1980 et dès lors l’endettement extérieur croissant demeure inquiétant, au grand plaisir des banques. Les raisons en sont multiples. D’une part, les multinationales [7] par des opérations de “transferts de prix [8]” et de rapatriements de profit font massivement et de façon croissante sortir leurs bénéfices. D’autre part, les dettes dues (publiques et surtout privées) à l’étranger sont telles que, quelle que soit la croissance économique réelle, les économies régresseront sous le poids de la charge de la dette extérieure. Enfin, sous la pression de l’OTAN, le réarmement massif par des commandes aux firmes multinationales aura un effet semblable.

Dans les années 1980-1990, d’importantes ventes d’actifs (usines, laboratoires, mines, services publics, réseaux commerciaux, etc.) ont lieu en faveur de l’étranger et permettent de redresser la balance des paiements. Certains pays ont réussi à ne plus s’endetter, voire même à rembourser, d’autres ont freiné l’accroissement de leur endettement. Les pays arrivent au bout de leur capacité physique à « privatiser » : « les joyaux de famille » sont définitivement partis, il n’y a plus grand-chose à vendre. L’accroissement des dettes extérieures est reparti de plus belle.

 Que résulte de cette stratégie ?

D’où ma première conclusion assez pessimiste : les crises de paiements risquent de se multiplier dans les PECO. Les « milieux internationaux », FMI en tête, recommandent évidemment « la libéralisation du marché de travail » et encore des privatisations. On peut se demander ce qui pourrait être encore démoli du point de vue des conditions de travail ou ce qui reste encore à vendre. Ce sont les nouveaux signes patents du « développement du sous-développement » dans les PECO, à la périphérie de l’UE. Il est intéressant de souligner à ce propos que les PECO qui, jusqu’ici, ont moins privatisé et moins libéralisé s’en sortent relativement mieux que les autres. C’est le cas de la Slovénie et de la République tchèque en UE, ainsi que celui du Bélarus hors de l’UE. Donc, même à la périphérie, on peut mener des politiques différentes !

Ainsi, le niveau de vie moyen des PECO qui, à la fin des années 1980, a été approximativement la moitié de celui de l’UE, n’a fait que, malgré les promesses dithyrambiques, peu de rattrapage par rapport à l’Union, en dehors des deux ou trois cas mentionnés. Tout au contraire, la grande majorité d’entre eux a connu une régression durant ce quart de siècle [9]. Avec la vague d’austérité et de régression, les perspectives dans les PECO restent mauvaises. S’y ajoutent les effets de l’amplification dramatique des inégalités de fortune et de revenu. Certes, toute croissance enregistrée a été due à l’amélioration de la productivité des travailleurs, mais s’est traduite par l’enrichissement des couches supérieures de la société et l’appauvrissement du plus grand nombre.

En fait, grâce à l’industrialisation et à l’urbanisation, la population de la plupart des PECO se dirigea, progressivement et lentement, vers un mieux-être social à partir des années 1960. Mais l’incorporation du système capitaliste à partir des années 1980 a provoqué une désindustrialisation et une perte massive d’emplois. Pour mieux comprendre, on peut citer un cas très parlant pour les lecteurs et lectrices en Belgique. La population hongroise, comme la population belge, tourne autour de 10 millions d’habitants. Comme suite aux privatisations provoquant la disparition de beaucoup d’industries, 1,7 million d’emplois ont été supprimés en Hongrie entre 1990 et 1995, soit en cinq ans. De son côté, faisant suite à sa désindustrialisation, la Belgique a perdu un demi-million d’emplois après la guerre, mais en cinquante ans de temps !

Certes, on a réengagé progressivement un million de travailleurs hongrois vers 2000. Restaient 700 000 personnes, surtout des femmes…, renvoyées dans leurs foyers. Beaucoup de ménages n’avaient plus les moyens de vivre en ville et ce, d’autant plus que le pays a connu une forte régression de la sécurité sociale à partir de 1989. Beaucoup sont retournés à la campagne où ils sont nés, eux ou leurs parents. Les réengagés, évidemment moins rémunérés, et le manque de recettes assurées antérieurement par les femmes salariées pèsent depuis lors sur les revenus des ménages. La non-indexation des salaires fait à son tour abaisser les revenus réels. Pour pratiquement l’ensemble des PECO, il en résulte trois choses.

D’une part, la majeure partie des ménages a vu son niveau de vie baisser de 25 à 65% selon les pays durant les années 1990 sans réel rattrapage depuis. D’autre part, à partir de 2008 avec la crise, la situation s’est à nouveau gravement détériorée. En troisième lieu, les recettes fiscales ont ainsi été sérieusement amputées durant ces décennies - d’autant plus que certains PECO ont introduit un taux unique d’impôt assez modeste des personnes physiques, variant de 10 à 25% selon les pays concernés. L’une, l’autre, ou l’ensemble de ces deux dernières évolutions expliquent les déficits croissants des finances publiques et l’augmentation de la dette publique. D’où les mesures d’austérité à répétition bien plus brutales que dans nos pays.

Selon Eurostat, le tarif du travailleur horaire (salaires et charges sociales) des pays membres de l’UE oscille actuellement entre 3,7 € l’heure en Bulgarie et 39 € de l’heure en Suède, un écart de un à dix. La moyenne de l’UE s’établit à 23 € l’heure. La comparaison des frais salariaux entre pays de l’UE indique une situation dramatique dans les PECO, notamment dans le domaine industriel. Le différentiel salarial reste dès lors élevé, de 1 à 4 en moyenne entre les PECO et l’Europe de l’Ouest. Cette situation perdurera, d’après l’UE, pour encore de nombreuses années. Du point de vue du bien-être du grand nombre des ménages, la différence des revenus nets a progressivement doublé, voire triplé entre les deux déciles (20%) inférieurs et les deux déciles supérieurs (20%) des revenus en un quart du siècle. Or, le bon sens indique que pour que quelqu’un devienne riche, il faut appauvrir 100 personnes et que l’avènement d’un super riche implique 1000 pauvres en plus.

Enfin, dès le commencement de la période dite de « transition » vers le capitalisme, les forces syndicales ont été cassées par voie législative tandis que dans le même temps, les « forces de l’ordre » se trouvent considérablement renforcées. Plus de concertation, ni de conventions sociales véritables. Heureusement, les organisations syndicales fragmentées par l’État et le capital s’efforcent, depuis quelques années, d’unir leurs rangs et réussissent parfois à (se) manifester. Ce fut le cas il y a peu en Pologne, en Roumanie, en Hongrie et en Bulgarie.

 Trois « modèles » hors de l’UE [10]

Au Bélarus, la lenteur des réformes, qui sont souvent exigées par les institutions internationales, a permis de conserver des structures de production quasi inchangées depuis la période soviétique. Ainsi, la part du secteur privé dans l’économie demeure très faible (15 % du PIB environ) et tend même à se réduire (environ 20 % au milieu des années 1990). Grâce à son autonomie économique, le Bélarus n’a quasiment pas ressenti la crise économique depuis 2007-2008. Il affiche ainsi une bonne santé économique (une croissance moyenne de 8 % entre 2000 et 2012) et une stabilité qui à présent attire les multinationales tant russes que non russes.

L’Ukraine a choisi la voie d’une économie capitaliste à domination des grands groupes industriels privés, à celle des fameux oligarques. Elle connaît donc une économie exagérément ouverte et privée. La part du commerce extérieur dans le PIB du pays atteint près de 105%. La récession de 2009 a dès lors entraîné une chute des exportations, la baisse des revenus salariaux et par voie de conséquence une contraction de la consommation intérieure. Les multinationales russes sont des fournisseurs majeurs de pétrole et de gaz, à hauteur de près d’un tiers des importations totales ukrainiennes. Ses principaux clients sont évidemment la Russie et quelques pays ex-soviétiques, la Turquie et l’UE.

La République de Moldavie, qui était le principal fournisseur de vin, de légumes et de fruits pour les anciennes républiques soviétiques, est devenue après la chute de l’Union soviétique en 1991 un des pays les plus pauvres d’Europe. La perte de certains marchés traditionnels, la dépendance énergétique au gaz russe, l’émigration importante des cadres russes et ukrainiens et la sécession de la principale région industrielle ont provoqué la chute dramatique du PIB. Ceci s’aggrave encore suite aux dernières privatisations intempestives. L’économie moldave est très dépendante des transferts d’argent des travailleurs migrants, dont la valeur est estimée à environ un quart du PIB du pays. Ces transferts contribuent à améliorer les résultats de la croissance qui correspond à environ 7% par an entre 2001 et 2007. Depuis lors, c’est la stagnation !

 De la colonisation à la pauvreté et à l’émigration

On peut ainsi affirmer que, pour la plupart des PECO, la stratégie des multinationales consiste à coloniser leurs économies. Ces dernières deviennent extrêmement dépendantes de ces nouveaux monopoles privés qui profitent évidemment de leurs positions pour hausser constamment leurs prix et susciter ainsi l’inflation. Elles subissent bien entendu le sort commun des sous-traitants, une extrême fluctuation des commandes. Plus récemment, elles commencent à connaître à leur tour des délocalisations plus à l’Est ou au Sud de l’Europe, ou vers l’Asie. Cette caractéristique situe donc également ces pays à la semi-périphérie.

Mais, quid de l’emploi ? En 1980, Solidarnosc ne représentait pas seulement un mouvement pour la liberté tel qu’on l’interprète ici, mais d’abord celui pour l’emploi étant donné le chômage catastrophique qui frappait la Pologne, mais aussi un peu plus tard la majorité des autres PECO. Les gens n’ayant pas d’issue vers les campagnes ont émigré par centaines de milliers vers des pays plus riches, notamment en Belgique. Rappelons l’arrivée des Polonais qui sont arrivés ici dès les années 1980. Prenons aussi l’exemple de la Roumanie, en arrondissant les chiffres : sur 23 millions d’habitants, 3 millions de Roumains ont quitté le pays et ont été remplacés par 1 million d’émigrés, notamment chinois, ukrainiens, bélarusses, moldaves, etc. Ce flux saigne la société à blanc, du point de vue économique - parce que ce sont toujours les meilleurs et les mieux formés qui partent et non les plus faibles. De plus, il induit des conséquences néfastes dans le système familial et social.

Du reste, au niveau des revenus, du chômage et de la pauvreté qui résultent des évolutions décrites ci-dessus, la situation est frappante et navrante. Ainsi, si l’on compare avec Eurostat « les taux de privation matérielle sévère » [11] des personnes en pourcentage de la population totale, on observe que, en 2011, ce taux s’élève à 6,1% pour les 15 pays avant l’adhésion de certains PECO à l’UE 15 et à 19,2% pour les 12 « nouveaux États membres » depuis 2004. Il est désastreux de devoir observer que la « pauvreté » des 12 adhérents à l’UE depuis 2004 correspond au triple de celle des autres pays de l’UE. La situation dans les PECO pour lesquels on ne dispose pas de données s’avèrerait sans doute encore pire, sauf peut-être pour le Bélarus.

Si nous voulons que cela change, mentionnons quelques exigences. Que notre solidarité tangible aide les peuples centre-européens à s’en sortir ! Que nos revendications contribuent à un meilleur contrôle de nos multinationales qui sévissent dans les PECO, notamment par le biais des comités d’entreprises européens ! Que les pressions sur nos propres gouvernements contrecarrent les tendances néolibérales de ces derniers qui participent des méfaits des multinationales dans toute « la semi-périphérie » de l’UE ! Que nous profitions des élections européennes en 2014 pour avoir davantage de dirigeants d’UE attentifs à l’harmonie sociale nécessaire !

 Bibliographie :

BÁRDOS-FÉLTORONYI, Nicolas, Hongrie. En voie de semi-fascisation ?, in : Démocratie, 15.3.2012.
Idem, Vive l’austérité enfin chez nous !, in : Signes des Temps, novembre-décembre, 2011.
Idem, Désindustrialisation et migrations, entretien, in : Agenda interculturel, février 2010.
Idem, « Crise conjoncturelle ou mutations du capitalisme ? », Cahiers Marxistes, n°239, mai-juin 2009 ;
Idem (coauteur), Géopolitique de la migration, Pax Christi Wallonie-Bruxelles, Bruxelles, 2006.
Idem, Un diagnostic géopolitique des pays de l’Europe du centre, Editions de l’Université de Bruxelles, Bruxelles, 2001 ;
BRAUDEL Ferdinand, La dynamique du capitalisme, Flammarion, Paris, 1985-2008.
WALLERSTEIN, Immanuel, [Comprendre le monde : Introduction à l’analyse des systèmes-monde, La Découverte-Poche, Paris, 2009.

Cet article est paru dans le Gresea Echos n°77 sur le FMI. Pour commander ce numéro : http://www.gresea.be/spip.php?article1251

Notes

[1L’expression désigne le territoire européen ex-communiste, entre le monde russe et le monde germanique, des pays baltes aux mers Noire et Adriatique. Elle désigne un territoire identique, mais qui porte de noms variés tels que les pays d’Europe centrale et orientale, soit des PECO ou les « pays de l’Est ».

[2N’oublions pas que le capital est entré dans ces pays bien avant 1989. Une illustration très belge en est parlant : l’ancien premier ministre, Paul Van den Boeynants, possédait sa première usine de saucisses en Hongrie, non pas après 1989, mais dès 1974.

[3PECO, dans l’euro-jargon, désigne les pays d’Europe centrale et orientale.

[4Financial Times, le 16 décembre 2013.

[5Le G20 regroupe vingt pays économiquement les plus puissants du monde dont la Chine, l’UE, la Russie et les Etats-Unis d’Amérique.

[6Il convient de ne pas oublier que ce qui est privatisé a été financé par tous les contribuables et a été créé par tous les travailleurs des pays ex-communistes.

[7La moitié à trois quarts des exportations des PECO vers l’Occident sont sous le contrôle des multinationales, voir les études d’Österreischen Institut für Wirtschaftforschung, Wifo.

[8Par sous- ou surfacturation, respectivement à l’exportation et à l’importation.

[9Sur base des publications du Wiener Institut für Internationale Wirtschaftsvergeleich, on peut supposer que l’économie noire s’est développée partout au même rythme.

[10Indications essentiellement basées sur les publications de l’OCDE.

[11Il s’agit des personnes en situation de privation matérielle sévère qui ont des conditions de vie limitées par un manque de ressources.

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