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Midi d’Econosphères n°7 : « L’enseignement de l’économie. Quelle place pour l’hétérodoxie ? » - Transcription de l’intervention de Jean-Luc Demeulemeester

Jean-Luc Demeulemeester est né en 1965. Formé dans les années quatre-vingt, il est aujourd’hui professeur d’histoire économique et financière à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Un survivant donc.
Son exposé consistera principalement à expliquer l’évolution de l’enseignement de l’économie à l’université en Belgique et plus particulièrement à l’ULB.

Bruno Bauraind, Lise Blanmailland
Article mis en ligne le 5 mai 2011

Tout d’abord, il s’agit de faire une petite précision en ce qui concerne le débat français : hétérodoxie versus orthodoxie. En Belgique, il semble que les économistes ne se positionnent pas sur ces lignes-là, ce qui ne veut en aucun cas dire qu’il n’y a pas, ici aussi, des débats entre économistes. Cependant, celui-ci se situe plutôt entre les théoriciens et les appliqués (ou empiriques), ou encore bien sûr entre les gestionnaires et les économistes, tous deux regroupés aujourd’hui à l’instar du modèle français.

Notons que ces économistes belges font face à des difficultés liées notamment aux transformations des formations doctorales. En outre, l’économie appliquée se fait de plus en plus en dehors des universités, dans des think tank comme l’institut Itinera ou Bruegel ou dans des cabinets de consultance. Une institution comme le DULBEA [1] à l’ULB n’a aujourd’hui pas la vie facile. Plus généralement, on est en mesure de se demander, lorsque l’on analyse la situation de l’enseignement de l’économie aujourd’hui, si le curriculum complet de l’économie n’est pas dans une certaine mesure en train de suivre un mouvement de disparition comme l’écrivait Alan Shipman dans son article « Economics : The Disapearing Science ? ».

 Les trente glorieuses

Le curriculum des études en économie est en réalité, au niveau belge du moins, relativement jeune. Les études complètes en quatre ans (ancien système), avec les candidatures et les licences, sont apparues à l’ULB entre les années 1950 et 1970. Ces années-là vont voir peu à peu se constituer une économie académique basée en grande partie sur le consensus keynésien d’après-guerre et la croyance à la capacité de l’économie à aider le prince à mener de bonnes politiques. C’est le moment où apparaissent la comptabilité nationale, les matières input output, les grands modèles macro-économétriques, etc. Parallèlement, dans l’économie au sens large, il s’agit d’une période restée dans l’imaginaire comme faste et glorieuse. Pensons également au premier (faux) prix Nobel de l’économie en 1969.

Se créent donc un peu partout des départements d’économie. En ce qui concerne l’ULB, il s’agira de la nouvelle faculté des sciences sociales, politiques et économiques. A côté, toujours au sein de l’ULB, se trouve l’école de commerce Solvay.

Notons aussi qu’il y avait, pour ceux qui faisaient de l’économie à l’époque, beaucoup de débouchés. Même encore dans le milieu des années 1980, les étudiants pouvaient compter sur le fait de trouver du travail au sortir des études. La Belgique était alors un Etat assez développé et interventionniste qui comptait plusieurs banques nationales, un bureau du plan, etc. Avec la restriction du budget étatique, les débouchés ont considérablement diminué, sans parler de l’évolution de l’image même de la fonction publique auprès des étudiants.

Dans les années 1970, les départements d’économie constituaient des lieux assez vivants, animés par de nombreux débats. Il s’agit du début de la délégitimation du paradigme keynésien. Quelques années plus tard, beaucoup de professeurs commencent à s’intéresser aux anticipations rationnelles et à la nouvelle macroéconomie classique. Les économistes avaient encore alors un rôle de fonctionnaire pour justement délégitimer ce consensus keynésien qui régnait auparavant. Les débats économiques étaient encore assez populaires comme l’illustrent les librairies de l’époque qui bénéficiaient toutes de grands rayons de livres d’économie. Aujourd’hui, on en trouve peu, surtout en comparaison des livres qui touchent au « management ».

Par ailleurs, il faut avoir à l’esprit que subsistait, jusqu’en 1989, un autre monde. Jusqu’en 1985-1986, l’organisation économique des pays de l’Europe de l’Est était relativement crédible. A l’université, non seulement certains professeurs étaient marxistes, mais il y avait également des débats économiques intéressants sur la façon de réformer des économies planifiées, sur la nécessité ou non d’introduire des incentives dans le système ou encore des questions plus techniques autour de la recherche opérationnelle ou des techniques de planification, etc. Tous ces débats se trouvaient dans le cursus d’économie. Il était complet. L’étudiant se formait complètement en économie de la première à la quatrième année. C’était également l’époque où les cours de gestion étaient quasi absents du cursus. En sortant des études d’économie, on était avant tout économiste. Il existait encore une réelle identité de ce métier. Dans ce cadre là, parmi les professeurs de l’époque, il existait une réelle diversité. Relevons trois grands groupes : néoclassiques, keynésiens et marxistes.

  Une société plurielle

Le premier groupe étaient les néo-classiques. Particulièrement prestigieux, ils faisaient de la haute théorie. A l’ULB il y avait le CEME avec Jean Waelbroeck et Victor Ginsburg. Ils n’étaient pas exempts d’une dimension appliquée puisqu’ils travaillaient pour la Banque mondiale par exemple. L’économie était vue comme relativement utile dans cette optique. A l’ULB ils avaient tendance à donner des cours comme micro-économie, économie mathématique. Au cours des années 1980, bons en mathématiques et modélisation, ils ont pour la plupart évolué vers la finance.

Ensuite, les keynésiens. Ce sont eux qui sont à l’origine de la fondation à l’ULB du département d’économie DULBEA qui travaillait sur les grandes questions macroéconomiques, de macroéconométrie, prévisions économiques, finance publique, puis dans les années 1970, le marché de l’emploi, les questions de l’énergie, etc. Le DULBEA travaillait beaucoup sur base de contrats avec le secteur public, ce qui avait son importance vu que de nombreux licenciés en économie étaient engagés dans ce champ là. C’était un des courants qui attirait le plus de monde. Une formation en économétrie appliquée permettait de trouver assez facilement des débouchés dans les différents ministères, dans les services d’études économiques des banques, au bureau du plan, à la Banque Nationale de Belgique, au conseil central de l’économie, etc. Ces professeurs-là donnaient plutôt les cours de macroéconomie, d’économie publique, de finance publique et de politique économique.

Enfin, un troisième groupe était composé de marxistes. Faisaient partie de ce courant le professeur Nagels à l’ULB ou le professeur Bernard à l’UCL (Université catholique de Louvain-la-Neuve). Courant certes minoritaire, mais présent tout de même dans un contexte (années 1980) plutôt négatif. Il s’agissait d’une époque où l’on pouvait voir les étudiants de Solvay boire du champagne pour fêter la réélection de Margaret Thatcher.
En général, ces économistes marxistes donnaient des cours comme histoire de la pensée économique, économie planifiée et éventuellement géographie économique ou histoire économique.

Diversité d’approches donc.

Dans le contexte de l’époque, notons qu’à l’université de Louvain-la-Neuve, le côté catholique est fondamentalement relié à l’idée selon laquelle on ne peut pas penser l’économie en complète autonomie de quelque chose de plus vaste, l’idée qu’il faut réguler l’économie aussi, qu’il faut en moraliser le fonctionnement. L’on retrouve dans cette mouvance des idées qui deviendront à la mode dans les années 1990 et 2000 avec la CSR (Corporate social responsability). D’ailleurs, il y a toujours eu institutionnellement une place pour la dimension éthique à l’UCL comme l’illustrait EOS (économie et société) ou, aujourd’hui, la chaire d’éthique économique et sociale avec des personnalités comme Philippe Van Parijs ou Christian Arnsberger.

A l’ULB par contre, le « scientia vincere tenebras » règne et l’éthique n’y a aucune place. Elle est considérée comme trop subjective. Cela aura son importance parce que quand les marxistes vont disparaître, fin des années 1980 début des années 1990, la présence de l’hétérodoxie à l’ULB va profondément se trouver délégitimée. Les marxistes avaient un fondement scientifique.

Les piliers selon lesquels est organisée la Belgique jouent également un rôle. Les types d’économistes reflétaient des aspects plus larges de la société. Les libéraux, le parti socialiste et les syndicats avaient leurs propres représentations. Ce n’est pas un hasard s’il y a des instituts du travail dans les universités. Le MOC (Mouvement ouvrier chrétien) était, et est toujours présent à Louvain.

 Des années 1980 à aujourd’hui

A partir des années 1980, les choses vont commencer à se gâter. Au niveau de la grande politique, les politiques keynésiennes ont montré leurs limites, un shift s’est produit dans la pensée économique avec les monétaristes et les nouveaux macro-économistes classiques.
Au niveau des gouvernements, la Belgique passe, en décembre 1981, au gouvernement Martens-Gol. Elle va alors évoluer vers des politiques, certes plus soft qu’en Grande-Bretagne, mais de tendance clairement néolibérales. Baisse des financements publics, baisse des moyens pour les universités, mais aussi pour la fonction publique. D’un côté, cela va avoir un impact idéologique de délégitimation du rôle de l’économiste comme conseiller du prince, de l’utilité des politiques conjoncturelles, budgétaires ou monétaires. Sous-entendu, on a moins besoin d’économistes et plus de managers. Il faut créer les richesses avant de commencer à en discuter.
D’un autre côté, très prosaïquement, une question de débouchés professionnels va se poser. Les années 1980 ont connu la crise de l’endettement public et les années 1990, la marche vers l’euro. Cette baisse des dépenses publiques se traduit par une diminution des emplois dans la fonction publique de recherche, les ministères, les services d’études économiques des banques, etc.
L’on assiste alors à une augmentation vertigineuse dans les business schools.

L’année 1989/1990 va également avoir une importance massive. La chute du mur de Berlin va se traduire au sein de l’ULB par des suicides chez certains marxistes, des dépressions et surtout une totale délégitimation. Qui dit années 1990, dit aussi consensus de Washington, fondation de l’OMC, dérégulation, liberté de mouvement des capitaux, succès de l’économie américaine, etc. Ce sont également les années finance. Les meilleurs étudiants qui faisaient de l’économétrie dans les années 1980 vont peu à peu être attirés par la finance.

Les keynésiens sont de plus en plus délégitimés, même s’il en existe encore. Surtout des professeurs plus âgés. Certains « nouveaux keynésiens », comme Mathias de Watripont, essayent de mêler économie néo-classique avec certains éléments keynésiens.
C’est la micro-économie qui va devenir la discipline centrale. Lorsque l’on ouvre une chaire de macroéconomie, seule une vingtaine de candidats se présente, alors qu’en microéconomie, il s’agit d’un nombre indescriptible.

Quant aux marxistes, ils vont « se cacher ». Leurs cours sont peu à peu amenuisés. Ils tenaient des cours comme « économie des pays de l’Est » qui se sont transformés en « économie de transition ». Mais une fois ces pays transités, ces cours seront supprimés. Il ne reste donc plus beaucoup de place pour leurs propres « descendants ».

Enfin, un aspect particulièrement important est la forte professionnalisation au niveau de l’éducation doctorale en économie.
Avant, on cherchait un directeur de thèse, on travaillait cinq ans comme assistant et on était totalement libre de faire ce qu’on voulait.

Début des années 1990, on assiste à la construction d’un programme doctoral en économie avec des cours doctoraux à suivre constitués de graduate micro, graduate macro, théorie des jeux, etc. De plus, le format de thèse est modifié. Plus question d’écrire une thèse de 600 pages. Aujourd’hui, on a un format « trois papiers ». C’est-à-dire que la plupart des thèses sont la compilation de trois papiers parfois même tous trois sur des sujets totalement déconnectés. On prépare son « job market paper » que l’on va éventuellement vendre sur le marché international. De plus en plus, l’idée se répand en effet que les gens locaux doivent se vendre ailleurs, même si en Belgique la situation diffère un peu de ce point de vue là.

Dans les années 1980, le sujet à la mode par excellence était l’économie industrielle, éventuellement la croissance endogène. Dans les années 1990, on assiste à une délégitimation du travail empirique, notamment avec le développement de package de software d’économétrie.

Par ailleurs, on assiste à une industrialisation de la formation doctorale. Les universités vont être récompensées par les pouvoirs publics en produisant un très grand nombre de thèses. D’un côté, on a donc un nombre de thésards énorme, de l’autre, une baisse des financements publics et une diminution considérable du nombre d’étudiants qui s’oriente dans les facultés d’économie pure. Il est de plus en plus difficile de décrocher un poste en sortant des études d’économie, même avec une thèse. Par conséquent, le degré de compétition entre économistes augmente considérablement. D’où, une pression à obéir aux canons. D’ailleurs celui qui ne les respecte pas, n’est aucunement pris en considération. A partir des années 2000, on voit se multiplier des situations à l’ULB de candidats qui ont pourtant publié dans la Revue économique, la Revue d’économie régionale et urbaine ou encore Journal of Evolutionary Economics par exemple et qui sont remballés par un commentaire de type « pas de publications », tant les publications qui comptent en économie sont, dans la tête des économistes, un nombre particulièrement limité. Si l’on n’est pas publié dans les cinq ou dix publications du top, on n’est pas considéré comme un vrai économiste.

Enfin, dans les années 2000, vient s’ajouter le processus de Bologne. Après avoir imposé les canons néo-classiques dans la thèse à partir des années 1990, les professeurs d’université sont aujourd’hui voués à être évalués non plus tous les cinq ans et par groupe, mais chaque année et individuellement. Evaluations qui se font sur base de critères particulièrement stricts dans lesquels par exemple les revues hétérodoxes n’ont pas leur place, le livre ne vaut absolument rien, tout comme les publications dans des langues autres que l’anglais.

 Survivances et perspectives

Un article de Gilles Raveaud indique les stratégies à suivre si l’on n’est pas totalement orthodoxe pour survivre dans le monde de l’économie académique. La plupart des « survivants » ont en effet adopté la stratégie consistant à écrire une thèse sur un sujet appliqué, mais « sexy », à l’instar de Demeulemeester dont la thèse comportait sur l’économie de l’éducation, sujet particulièrement attirant dans les années 1990. Par ailleurs, il est conseillé d’utiliser de l’économétrie appliquée par exemple et de faire des analyses comparatives d’institutions en se prévalent du pouvoir symbolique qu’ont certains prix nobels aux Etats-Unis comme Fogel et North qui ont fait de l’histoire économique ou de la cliométrie, Williamson, Stone, etc.
La demande sociale sur des sujets comme l’économie de l’éducation, gender studies, l’emploi, etc. permet jusqu’ici de plus ou moins survivre. Par ailleurs, certains sujets comme l’histoire économique ou l’histoire de la pensée économique en France où les revues sont encore bien classées permettent également de s’en sortir. Néanmoins, le futur est peut-être compromis. Le démontre par exemple le débat de rétrograder ces revues d’histoire de la pensée économique comme en Italie où elles sont passées de 1 à 4 (même History of Political Economy), autrement dit, de tout en haut à tout en bas.

Si la fusion du département d’économie avec la gestion a eu certains aspects positifs, elle a également eu comme inconvénients l’introduction des quiz ou la volonté d’introduire un management de la recherche et de l’activité professorale qui ressemble à celle du secteur privé (pouvoir très fort de l’exécutif, évaluation individuelle, gestion par objectifs, prime à la publication, etc.). L’espace de l’autonomie intellectuelle se réduit de plus en plus. IL existe une réelle pression pour se diriger vers les sujets « sexy » comme la micro-économie, la finance ou l’économétrie liée à ces sujets-là. Plus difficile de survivre si l’on s’intéresse à l’économie du développement (sauf peut-être la micro-finance).

De nombreux pays européens tendent aussi vers un désengagement massif des Etats envers les universités, ce qui peut, dans un certain sens, aussi avoir des répercussions négatives pour les économistes formels. Il faudra de plus en plus être utile, faire rentrer de l’argent.

Certains collègues ont tendance à vouloir se tourner à l’instar d’International Political Economy vers des questions liées aux rapports de forces entre la Chine, les Etats-Unis, l’Europe, etc. Si ces sujets sont en vogue, ce n’est cependant probablement pas les départements d’économie qui investiront ces champs-là, mais plutôt les instituts d’études européennes ou les facultés de sciences politiques. A l’ULB, cette dernière a d’ailleurs ouvert une chaire en économie politique internationale. On voit également de plus en plus de sociologues s’intéresser à la sociologie économique. On assiste donc à une migration de champs.

Quant à l’économie en tant que telle, elle est, à l’ULB, de plus en plus formelle. Il existe néanmoins encore l’histoire économique. Demeulemeester est lui-même éditeur d’une revue intitulée Cliometrica qui tente de mêler économétrie et histoire économique.

Par ailleurs, à l’ULB, l’économie s’est reliée à l’école de gestion, fusion dans laquelle elle tente aujourd’hui de garder le pouvoir. Le futur nous dira si elle réussira à le garder.

Il est difficile de dessiner un paysage global en Belgique. En conclusion, on peut dire qu’en ce qui concerne l’hétérodoxie à l’ULB, il y a aujourd’hui peu de monde à l’horizon. Certains s’occupent d’histoire de la pensée économique, histoire économique financière, etc., mais si l’on veut être un économiste hétérodoxe, il faut éventuellement porter une double casquette avec d’un côté des recherches destinées à être « casher » sur le plan des évaluations et à côté des recherches sur des sujets plus « hétérodoxes ». La vie privée et la difficulté de se financer ne rendent pas cette tâche aisée.
L’UCL permet peut-être un peu plus l’hétérodoxie, le côté catholique n’y étant probablement pas pour rien. Mais même là, les économistes hétérodoxes se comptent sur les doigts d’une main. Citons Christian Arnsberger, Isabelle Cassiers et Florence Degavre. Quant au CORE (Center for operations research and econometrics) et l’IRES (Institut de recherches économiques et sociales), ils se sont mariés dans l’IMMAQ qui est un institut de mathématiques appliquées dans lequel se trouvent par exemple aussi les statisticiens et biostatisticiens.
Leur pouvoir symbolique paraît dès lors pour le moins limité.

Cela nous renvoie à la question de départ à savoir si les sciences économiques comme curriculum ne sont éventuellement pas vouées à disparaître. Elles ont peut-être fait leur temps. Etant donné que l’on rentre dans une économie toujours plus néolibérale, on a besoin de managers et non d’économistes, à part quelques-uns pour légitimer le système existant. L’on reviendra peut-être à la situation qui prévalait au 19ème siècle quand il y avait des professeurs d’économie dans certains endroits, mais qu’il n’existait pas de formation en économie en tant que telle.
L’avenir nous le dira.

Notes

[1DULBEA : Département d’économie appliquée de l’Université Libre de Bruxelles.

Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e et ne reflètent pas nécessairement ceux d'Econosphères.