Le 24 novembre 2014, la Commission européenne présente son nouveau plan d’investissement pour l’Europe : le Plan Juncker. C’est que le Vieux Continent, selon la Commission, souffre d’un manque d’investissement dans des projets économiques viables. L’objectif du Plan Juncker consiste donc à utiliser l’épargne et la liquidité financière privée pour soutenir la croissance de façon durable en Europe. Concrètement, il n’y aura pas d’injection d’argent public frais du type « relance keynésienne » mais bien la création d’un Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) servant de garantie pour lever des fonds auprès d’investisseurs privés. En d’autres termes, l’initiative privée sera soutenue et garantie par l’argent public.
Dans ce contexte, on est en droit de s’interroger sur le type d’investissements qui vont être soutenus. Est-ce que le secteur privé se tournera spontanément vers des secteurs moins rentables ? Ce plan peut-il freiner la désindustrialisation à l’œuvre dans beaucoup d’États membres ? N’y a-t-il pas un risque d’aggraver les inégalités déjà prégnantes entre les régions du centre de l’Europe et les périphéries ? En d’autres termes, que peut-on attendre de ce plan d’investissement ?
Pour en discuter, le réseau Econosphères a invité Etienne Lebeau, du service d’étude et de formation de la CNE et Ronald Janssens , conseiller à la Confédération Européenne des Syndicats (CES).
Quand ? Le jeudi 19 mars de 12h à 14h
Où ? A l’Université populaire, rue de la Victoire, 26 à 1060 Bruxelles.
L’inscription est gratuite, mais souhaitée à l’adresse econospheres gmail.com
Informations complémentaires : Violaine Wathelet, co-coordinatrice Econosphères, econospheres gmail.com (0474/ 35 15 44)
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