
Le pouvoir des multinationales, jusqu’aux moindres aspects de la vie quotidienne, n’a cessé de croître depuis trois décennies. Les rares économistes spécialisés le répètent depuis au moins autant de temps. Cela devrait inquiéter, mais cela n’inquiète guère. C’est une des raisons du projet Mirador : donner à voir, sur la longue durée, chiffres à l’appui, comment la politique des multinationales se traduit dans les faits, ici, c’est-à-dire mondialement. Suez alias Engie alias Electrabel, quelle politique de distribution de dividendes ? ArcelorMittal, quid de l’actionnariat et du taux de profit ? Réponses sur Mirador, via données brutes et graphiques qui en présentent l’évolution sur plus de 15 ans – tant il est vrai que l’approche habituelle, court-termiste (données annuelles, voire pires, trimestrielles), est peu significative, pour ne pas dire trompeuse. C’est une des spécificités du projet : la longue durée, et ensuite de traiter le problème au niveau qui est le sien, celui du groupe, à envergure mondiale : telle fermeture-délocalisation d’une petite boîte locale (où les gens travaillent et qui fera un titre de presse) ne devient analysable qu’au départ du quartier général qui, de très très loin, « pousse sur le bouton ». Mirador, pour commencer, ce sont 34 multinationales, mais le projet est en extension permanente ! Pour finir, le public : Journalistes, syndicalistes, enseignants, chercheurs, citoyens critiques et partout qui s’intéressent à la chose publique.
Le site est une visite guidée : http://www.mirador-multinationales.be/
Mirador est un projet du Gresea, Groupe de Recherche pour une Stratégie économique alternative : info gresea.be
Pour tout renseignement ou interview : Bruno Bauraind ou Romain Gelin 02/2197076 ou 0474/351544
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